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 maxime gauin
Depuis plus de 10 ans, un français dénommé Maxime Gauin,  résidant à Ankara et collaborant au think tank AVIM, présidé par un ancien ambassadeur de Turquie, multiplie les provocations négationnistes à l’égard du génocide de 1915 et les écrits haineux contre les Arméniens. Après la publication d’une diatribe anti-arménienne particulièrement violente dans Haaretz, Ara Toranian lui répond et le compare à Faurisson. Maxime Gauin l’attaque en diffamation. Le procès aura lieu le 17 octobre devant la 17e chambre correctionnelle.
 
Génocide arménien : non à l’instrumentalisation de la justice pour inverser les rôles
 
Comme le dit Elie Wiesel, « le tueur tue toujours deux fois, la seconde par le silence » : le négationnisme est la continuation du génocide.
Si chaque génocide a ses spécificités, le négationnisme procède toujours de la même mécanique haineuse. Il représente à chaque fois une même insulte à la mémoire des victimes, une même provocation pour les rescapés et leurs descendants, une même atteinte à la dignité humaine.
Ainsi, lorsque le directeur du magazine Les Nouvelles d’Arménie, Ara Toranian, a comparé un négationniste du génocide des Arméniens au négationniste de la Shoah Robert Faurisson, à l’instar de Pierre Vidal-Naquet avant lui, il a eu pleinement raison.
Aussi, le procès en diffamation qui lui est intenté pour ce motif et qui se déroulera le 17 octobre prochain devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, nous est insupportable.
En effet, ce sont les défenseurs de la mémoire, de la vérité historique et de la dignité qui devraient se trouver sur les bancs de l’accusation et les négationnistes sur ceux des accusés, et non l’inverse.
L’état actuel de la législation française ne permet pas de poursuivre en justice les négationnistes du génocide des Arméniens. Faudrait-il qu’en plus ces derniers puissent éviter d’être désignés pour ce qu’ils sont, et qu’ils fassent condamner les descendants des victimes ?
Cette grossière tentative de renversement des rôles et d’instrumentalisation de la liberté d’expression doit être dénoncée avec force.
Protéger la liberté d’expression contre ceux qui tentent de la dévoyer avec perversité, protéger les légataires des victimes des persécutions des légataires de leurs bourreaux, ne pas entraver la transmission de la connaissance de la vérité historique, voilà les enjeux symboliques fondamentaux du procès qui s’ouvre le 17 octobre prochain.
Nous faisons toute confiance à la justice de notre pays pour être à leur hauteur.
 
Charles Aznavour, Bernard-Henri Lévy,  Serge Klarsfeld, Beate Klarsfeld,  Arno Klarsfeld, Michel Onfray, Pascal Bruckner, Frédéric Encel, Alain Terzian (président de l’Académie des Césars), Yann Moix, Dominique Sopo (président de SOS racisme), Gérard Chaliand, Simone Rodan ( directrice del'American Jewish Committee) , Raymond Kévorkian, Yves Ternon, Erol Ozkoray (Turquie- écrivain), le CRIF Marseille-Provence, ainsi que l'unanimité des membres de son bureau exécutif, Didier Rebut (professeur de droit à Assas), Claire Mouradian (Historienne, directrice de recherche au CNRS), Marc Knobel (historien, essayiste), Franz-Olivier Giesbert, Jacky Mamou (président d'Urgence Darfour), Marcel Kabanda  (président honoraire d'Ibuka-France), Bernard Schalscha (président d’Urgence Syrie), Benjamin Abtan (président du Mouvement antiraciste européen - EGAM, fondateur du Réseau Elie Wiesel de parlementaires d'Europe"), Michaël Prazan (écrivain et réalisateur), Mohamed Sifaoui (journaliste, écrivain, réalisateur), Valérie Igounet, historienne, auteure de « Faurisson : portrait d’un négationniste »), François Heilbronn (vice président du mémorial de la Shoah), Robert Guédiguian (cinéaste), Eric Marty (écrivain universitaire), Valérie Toranian (directrice de la revue des deux mondes), Hamit Bozarslan (Historien, directeur de recherche à l’EHESS), Sacha Ghozlan (président de l’UEJF), Fethi Benslama, (psychanalyste écrivain), Richard Odier (Secrétaire général du Centre Simon Wiesenthal), Robert Kéchichian (cinéaste), Rudy Reichstadt (directeur de l’Observatoire du Conspirationnisme),  Méïr waintrater (écrivain), Francis Kalifat (président du Crif), Alain Jakubowics (président de la Licra), Selim Eskiizmirliler (Turquie-Académia of Peace, professeur à Paris Descartes), Levent Sensever, (Turquie, porte-parole de Durde! " Dis stop au racisme et au nationalisme »), Ayse Gunaysu, porte-parole du Comité contre le racisme et les discriminations de l'Association pour les Droits humains de Turquie - IHD), Bureau national du CCAF (Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France).



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Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France
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Այսքան չարիք թէ մոռանան մեր որդիք, թող ողջ աշխարհ կարդայ հայուն նախատինք
Armenagan 2004 Հրայր